Cinq films - Ciné-concert - Paris - Fondation Jérôme Seydoux-Pathé - 20, 25, 30 octobre & 3 novembre 2018

   La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé propose un cycle « le cinéma d’animation d’Emile Cohl à Walt Disney » avec deux programmes incluant des films de Ladislas Starewitch :

* un programme sur les adaptations des fables de La Fontaine par Ladislas Starewitch et par Marius O’Galop avec

 Le Renard et le raisin 1923 (3minutes), Le Corbeau et le renard 1920 (4 minutes), La Grenouille qui se fait plus grosse que le bœuf 1921 (4 minutes) de Marius O’Galop

   Le Lion devenu vieux, 1932, 12 minutes, 35mm sonore, Ladislas et Irène Starewitch
  Le Rat de ville et le rat des champs, 1926, 10 minutes, 35mm, Ladislas Starewitch
le samedi 20 octobre 2018 à 15h30 et le jeudi 25 octobre 2018 à 15h

 

 
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Le Rat de ville et les rat des champs, 1926, © Collection Martin-Starewitch

  

Ces deux séances sont présentées par Marc Faye et François Martin.
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* un programme « Nina Star / Alice Comedies »  avec

Le « pestacle » de Far West - 1924 (12min), L’Ouest moutonneux (Alice in the Wooly West) - 1924 (9min) de Walt Disney


          La voix du Rossignol, 1923,  12 minutes, 35mm, de Ladislas Starewitch
          La Reine des papillons, 1927, 22 minutes, 35mm, de Ladislas Starewitch
   le mardi 30 octobre 2018 à 14h30 et le samedi 03 novembre 2018 à 14h

 

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La Reine des papillons, 1927, © Collection Martin-Starewitch

 

 

 

   Au cours de ces séances sera aussi projeté le documentaire réalisé par Ladislas et Irène Starewitch « Comment naît et s’anime une ciné-marionnette », 1932.

Toutes les séances sont accompagnées par les élèves de la classe d'improvisation au piano de Jean-François Zygel (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris).

 

Les films de Ladislas Starewitch sont disponibles en DVD.

 

Fondation Jérôme Seydoux-Pathé
73, avenue des Gobelins
75013 Paris

Téléphone +33 1 83 79 18 96

e-mail : contact@ fondationpathe.com

 

La présentation de ce cycle par la Fondation Jérôme Seydoux :

 

D’Émile Cohl à Walt Disney

 Du 17 octobre au 3 novembre 2018

Le cinéma d’animation n’a pas surgi ex-nihilo des studios Walt Disney. Sans un certain nombre de précurseurs, Disney ou Pixar n’auraient sans doute pas l’importance qu’ils ont acquis aujourd’hui. Pour les vacances de la Toussaint, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé a souhaité donner un coup de projecteur sur ces précurseurs du cinéma d’animation. A commencer par les deux grandes figures de références du genre naissant, le français Émile Cohl – à qui la programmation rend hommage –, et l’américain, Winsor McCay.

Émile Cohl a ouvert la voie en 1908 avec Fantasmagorie. Des lignes à la craie sur une surface noire donnent vie à un bonhomme qui se déforme et se recompose à l’infini. Le public adhère immédiatement à ce pouvoir de métamorphose de l’image animée et Les Fantaisies d’Agenor Maltracé (1911) sont un authentique succès. Comprenant les pouvoirs de l’image animée, Cohl effectuera une percée vers la comédie satirique - Le Peintre néo-impressionniste (1910) - où il tourne en dérision le « bon goût » des amateurs d’arts modernes.

Issu du monde de l’illustration et de la bande dessinée - « comics » en anglais –, Winsor McCay s’inspire librement d’Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll, des Voyages de Gulliver de Jonathan Swift et des écrits de Freud sur l’interprétation des rêves pour bâtir le monde fabuleux de Little Nemo (1911). Winsor McCay déploie aussi toute la puissance de l’imaginaire magique et poétique dans Gertie, le dinosaure (1914).

Dans le sillage de ces deux inventeurs, Marius O’Galop réalise des fresques de l’absurde, peuplées d’êtres étranges et surréalistes – comme Touchatout ami des bêtes (1919) ou une version des Fables de la Fontaine (1920) – que la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé a choisi de mettre en parallèle avec les œuvres de Ladislav Starewitch. La dimension féerique de l’image animée sera également exploitée avec succès par la cinéaste allemande Lotte Reiniger dont les silhouettes illustrent diverses légendes populaires et les intrigues des plus grands opéras (Arlequin, 1931).

En 1921, Robert Lortac transpose la caricature de presse dans le monde de l’animation.  Son programme Canard en ciné dépeint, avec dérision, une critique du quotidien des Français et de l’actualité nationale. Il réalise également des films dits hygiénistes (La Tuberculose menace tout le monde, 1918) et des milliers d’enfants découvrent alors le cinéma d’animation à travers ces films de prévention sanitaire.

Dans ce cycle, les spectateurs de la Fondation découvriront aussi l’apparition au cinéma de héros populaires, tirés de contes pour enfants tel que Peter Pan dans Au Royaume de l’air (1925), Tom Pouce dans Le Mariage de Tom Pouce (1925), la jeune Alice dans des histoires rocambolesques des Alice Comedie’s (1920 – 1926) ou encore des personnages créés pour le cinéma comme Koko le clown ou Félix le chat…

 

  è Rappelons que Ladislas Starewitch, tout en étant reconnu comme un des grands maîtres de l’animation en volume, a réalisé plus de films avec acteurs que de films d’animation et, surtout, qu’il a volontiers, et souvent, mêlé vues réelles et animation. Voir le livre Animer Starewitch récemment paru, notamment les interventions de Jean Douchet, Léona Béatrice et François Martin, Marina Feodoroff et Michel Roudevitch.
   La Revanche du ciné-opérateur, 1912, a récemment été projeté à la Fondation jérôme seydoux dans une programmation intitulée "Séance Tenante" proposée par l'association Kinétraces. Voir les détails...