Trois films – une exposition – une nouvelle plaque – Kaunas, Lituanie – fin septembre-début octobre 2026
Fin septembre-début octobre une exposition accompagnée de projections de films est organisée dans la ville de Kaunas qui fut le lieu de la formation et des premiers films réalisés par Ladislas Starewitch.
Ces manifestations sont organisées pour célébrer le fait qu’en ce début d’année 2026, l'Académie européenne du cinéma (EFA) a ajouté le Musée de la ville de Kaunas à la liste des « Trésors de la culture cinématographique européenne », reconnaissant ainsi Kaunas (Kovno) comme le berceau d'une nouvelle forme de cinéma — l'animation de marionnettes — dont dont Ladislas Starewitch fut le pionnier. Une plaque commémorative dédiée à ce trésor du cinéma européen sera dévoilée à Kaunas en présence de représentants de l'Académie européenne du cinéma.
Les projections auront lieu le mercredi 30 septembre 2026 :
Prekrasnaya Lyukanida / The Beautiful Leukanida, 1910/1912
Miest Kinomatograficheskovo Operatora / The Cameraman's Revenge, 1912
Fétiche 33-12, 1933
Cette nouvelle plaque va renforcer la présence mémorielle et géographique de Ladislas Starewitch dans cette ville où il a vécu de 1886 à 1912. C’est là que tout a commencé, de sa formation, de ses premiers films suivis de son départ pour Moscou capitale cinématographique de l’empire russe qui occupe la Lituanie à cette époque comme nous l’avons déjà décrit dans un article un peu ancien qui doit être approfondi : "Ladislas Starewitch à Kaunas, précurseur du cinéma lituanien".
Une plaque commémore déjà L. Starewitch à l’emplacement du Musée de la ville dans lequel il travaillait au moment de ses premiers films ethnographiques, une seconde plaque a été apposée plus récemment sur la façade de la maison dans laquelle il a tourné ses premiers films de ciné-marionnettes, image par image.

Bien qu’un peu à l’écart des grands courants de circulation, le train n’arrive pas à Kaunas avant 1914, la ville était un centre culturel dynamique avec ses théâtres, ses cinémas… Quand L. Starewitch met au point sa technique de prise de vue image par image de ses ciné-marionnettes, il est persuadé d’être le premier à prendre cette voie ignorant l’existence, malgré sa culture cinématographique, de quelques prédécesseurs ailleurs comme Stuart Blackton ou Emile Cohl. Ceci est un aspect intéressant de l’histoire du cinéma – penser être le premier à utiliser cette technique de la marionnette animée en trois dimensions – que nous évoquons dans un de nos derniers livres La filmographie raisonnée de Ladislas Starewitch (p. 32-33). Il est certain néanmoins que L. Starewitch est le premier à avoir donné ses lettres de noblesse à ce type de film et qu’il en reste un des grands maîtres pour un grand nombre de raisons.
L’exposition présente un certain nombre de documents de cette époque, dont des dessins inédits, récemment localisés, conservés au Musée du cinéma de la ville polonaise de Lodz.
« Ladislas Starevich (Władysław Starewicz) is a foundational figure in the history of world animation, best known for pioneering stop-motion and puppet animation in the early twentieth century. A writer–director–cinematographer–set designer, he created more than 100 films in a career spanning half a century. He helped shift animation from a simple novelty of moving drawings into a cinematic art form rooted in three-dimensional performance. His formative years in Kaunas (Lithuania) where he served as Director of the Museum of Natural History, were crucial to these innovations: while producing documentary films for the museum, he began experimenting with animation as a practical solution to filming live insects. This led to LUCANUS CERVUS (1910), in which he used articulated insect puppets to simulate natural behaviour, marking one of the earliest instances of stop-motion animation as a narrative and performative medium. Subtle movements and dramatic interplay in his earliest films created a new expressive language that would influence animation for decades to come. Starevich’s subsequent films expanded these technical breakthroughs into richly expressive works that combined dark humour, psychological complexity, and social satire, notably THE CAMERAMAN’S REVENGE (1912) one of the earliest examples of self-reflexive cinema, in which the filmmaker addresses cinema’s clichés. After emigrating to France, he demonstrated the viability of feature-length puppet animation with LE ROMAN DE RENARD, influencing generations of animators across Europe and beyond. His legacy rests on redefining animation as a cinema of animated objects—capable of sustained narrative, emotional depth, and formal sophistication—thereby securing his place as one of the medium’s true originators. » (source)
D'autres informations vont progressivement venir compléter cette page...
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