Le cinéma de L. Starewitch...

Le cinéma de Starewitch…

   L’article publié récemment dans la revue Slovo en mars 201 (François Martin : "Ladislas Starewitch : parler de cinéma", Slovo n°48/49, année 2017/2018) évoque la nature et l’importance encore aujourd’hui de l’œuvre de L. Starewitch, réalisateur de films d’animation bien sûr, mais aussi de films en vue réelles dans lesquels l’animation a une bonne place. Ce mélange animation/vues réelles a été pratiqué par L. Starewitch dès les années 1910 en Russie. Outre sa dextérité dans l’animation de ses marionnettes et son imaginaire tout à fait particulier, c’est aussi ce mélange qui  fait cette œuvre rester une référence encore aujourd’hui pour des réalisateurs en activité. Il suffit ici de rappeler les propos tenus par Terry Gilliam face aux marionnettes et le film Fétiche Mascotte qu’il place en tête de ses meilleurs films d’animation.

   “It was at the Sitges film festival that I first saw an exhibition of work by the pioneering Russian animator Wladyslaw Starewicz, and the puppets were so enrapturing that when I got home I ordered up all the tapes I could find of his work. His work is absolutely breathtaking, surreal,inventive and extraordinary, encompassing everything that Jan Švankmajer, Walerian Borowczyk and the Quay Brothers would do subsequently. This is his last film, after The Tale of the Fox from 1930; it is all right there in this cosmic animation soup. It is important, before you journey through all these mind-bending worlds, to remember that it was all done years ago, by someone most of us have forgotten about now. This is where it all began. »

The Guardian, vendredi 27 avril 2001

 

   Nous reviendrons sur cette très riche relation entre les réalisateurs cités ici, Jan Švankmajer, Walerian Borowczyk, les frères Quay et quelques autres, pour lesquels L. Starewitch est une référence affirmée et souvent revendiquée aujourd’hui.

 

   Ce film Fétiche Mascotte, 1933, est proposé en ciné-concert à Cadix au début du mois de mai. Pendant ce temps La Revanche du ciné-opérateur, 1912, participe à la suite de la Biennale de São Paulo à Campinas (Brésil), et des extraits de La Cigale et la fourmi, 1927, sont proposés dans l’exposition « Les drôles de petites bêtes d’Antoon Krings » au Musée des Arts Décoratifs à Paris. Trois films très représentatifs de l’œuvre de L. Starewitch.

   Nous vous rappelons le livre récemment paru Animer Starewitch avec les analyses d'une dizaine de spécialistes du cinéma...

                                                        François Martin, 23 avril 2019.