Une nouvelle filmographie : la filmographie "raisonnée" de L. Starewitch

   Le grand plaisir de présenter la filmographie « raisonnée » de Ladislas Starewitch, utilisant toutes les sources actuellement disponibles, russes, polonaises et françaises, film et non films et apportant nombre de précisions et de compléments aux filmographies déjà existantes tant à la période russe qu’à la période française d’activité de L. Starewitch. Il a bien réalisé plus de 100 films, des documentaires, des films d’animation, des films avec acteurs et surtout des films mélangeant les techniques de l’animation et de la vue réelle pour créer des effets spéciaux qui ont fait sa renommée dès les années 1910 en Russie et ensuite. Il a, à cette époque, participé à une vingtaine d’autres productions et travaillé avec de grands réalisateurs comme P. Tchardynine, J. Protazanov, et, pour un film, avec E. Bauer.


   Cette publication sur notre site d’une filmographie « raisonnée » en version courte est le prélude à une publication plus complète rassemblant davantage d’informations sur les films auxquels L. Starewitch a participé d’une façon ou d’une autre (en tant qu’opérateur, décorateur, voire acteur…) mais surtout de nombreux témoignages de producteurs, d’acteurs, de techniciens… qui l’ont fréquenté à Moscou et à Yalta principalement puis, à partir des années 1920, de la façon dont les premiers historiens du cinéma ont analysé son cinéma si original. C’est également le prélude à l’édition en DVD des films conservés de la période russe.

   Au moment où nous achevions cette filmographie, nous avons appris grâce au site Kinoglaz (information du 8 avril 2021) que le 8 avril est devenu en Russie la date de la Journée de l’animation russe en hommage à la sortie le 8 avril 1912 du premier film d’animation de l’Empire La Belle Lucanide (Прекрасная луканида - Prekrasnaïa Lukanida) réalisé par L. Starewitch. Si cette date est bien celle de la sortie officielle de ce film, il avait déjà réalisé des films documentaires comme le rappelle la filmographie et ce très court métrage, Lucanus Cervus, qui est, pour lui, une véritable révélation qui détermine sa carrière cinématographique.
   Au même moment c’est le Roman de Renard, dans ses versions française et allemande Reineke Fuchs, le seul long métrage réalisé par L. Starewitch qui a attiré l’attention de Thorsten Fels dans son article paru dans deux journaux allemands d’Augsbourg.

   Bonne lecture de cette filmographie et excellent été !

                        François Martin, Juin 2021